Quelquepart dans mes souterrains,
L'eau s'est infiltrée, bloquant une salle
Changeant résonances lugubres en doux scintillements
Ce lac souterrain, presque improvisé, est, pour moi, source de paix.
Les rares fois où je le retrouve,
Dans les méandres changeants de mon labyrinthe,
Le rituel est toujours le même :
J'y éteins mon flambeau
Et me regarde dans la nuit absolue de l'onde.
Peu à peu le présent se dissout comme la mémoire,
Et je me vois différent.
Ma Dryade, Ma Nymphe... Ma Succube, elle m'apparaît toujours mouvante,
Mais Unique, me nargue, se moque, comme l'eau entre mes sabots, m'échappe...
Mais je vois au-delà.
Le piège est mien.
Ici je règne en maître.
Ici d'autres succomberont.
Et Ma Dryade pourra se moquer, son souvenir, comme le présent ,
Se sera fondu dans l'onde glaciale.
Je me vois alors différent, conquérant, mes yeux se ferment.
Et je me retrouve, toujours, sur l'autel en les ouvrant
Détrempé des cornes aux sabots.
Et des pas se rapprochent...