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FEU
09/03/2010 11:00
Une sorcière, un bûcher... Passé l'immolation que reste-il ? Des cendres, des souvenirs... Une envie inachevée, un goût d'amertume Amertume des cendres... Amertume du feu qui nous a consumé Qui reste brûlant en moi Avivé par Ses hurlements de peur, de douleur Par les cris d'exaltation, de haine du petit peuple Souvenirs, attachée, ligotée, humiliée, Elle me regarde Moi, son bourreau, son amant Elle ne juge rien, n'a rien à pardonner mais Elle accompagne mon geste L'anticipe, le désire, lui donne corps Elle brûlera volontaire, ses yeux déjà ailleurs, son esprit auprès de Thésée Son Corps voluptueux offert au bûcher, Elle m'invite à allumer le brasier, Elle renaîtra, tel le phénix, comme Elle l'a toujours fait. A moi, les cendres, une nouvelle fois. Et pourtant, j'attise, le feu repart, il rougeoie Son Corps noirci, rougit de nouveau, s'enflamme Le phénix parti si loin, viendrait-il se réchauffer à cet brasier Quand les brises d'Athènes qui l'ont enlevé loin de moi auront cessé de souffler. Cesseront-elles ? Mon âme se consume doucement, le feu est en moi, il m'envahit Mon souffle est court, les murs se referment de nouveau Qu'ai-je fait ?
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