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Mon Labyrinthe Intime
16/03/2010 17:12
La parade nuptiale est terminée Elle reste endormie sur un autel de pierre, sinistre couche de mariage d'un labyrinthe aveugle Aussi pure qu'à sa naissance, elle dort profondément, son voile jamais ne se lève ou s'abaisse Elle est parfaite. Lors de notre rencontre, Ivre de haine, Fou d'enfermement, Je la voyais au travers du voile rouge sang des torches fluctuantes, de mes yeux de taureau maudits Elle n'a pas crié, elle ne s'est pas enfuie, elle ne s'est pas offerte Elle restait là à me regarder dans toute ma bestialité. Intrigué, je l'observais tout en m'approchant Son odeur, d'abord masqué par la graisse des torches, me rappela les fleurs de printemps Sa peau, légèrement bronzée, me rappela le soleil d'été Ses cheveux roux, les couleurs d'automne. Seul mon coeur restait froid. J'ai voulu aimer. Mais ma dryade reste enfouie dans mon âme et ne me laisse aucune place pour avancer. Ma prison me sépare des splendeurs de mon Ile. Enchaîné dans mon rôle, le reste est facile. Je la prends dans mes bras, notre étreinte est brutale, cassante, Le bruit de craquement me déplait et se répète quand je la jette sur l'autel, Et ma hache jette un drap écarlate sur son ultime couche. Rouge foncé et Pierre, plus de couleur joyeuse, Aucune odeur plaisante, juste l'âcre du sang et de l'huile. Je regarde devant moi et attend, frustré de notre séparation, Attendant sans raison ni espoir Ta visite, Ton retour. Je mangerai plus tard.
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