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Le Labyrinthe du Minotaure
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Le Labyrinthe du Minotaure

VIP-Blog de minotaure
  • 12 articles publiés
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  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 08/03/2010 12:01
    Modifié : 29/06/2010 23:35

    Garçon (0 ans)
    Origine : La Crète ... ou peut-être plus près...
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    [ Présents ] [ Ecrits d'ailleurs ] [ Souvenirs de lumière ] [ Entre Deux Mondes ]

    La Source

    24/03/2010 10:07

    La Source


    Alors que je gravissais une pente, traquant une kri-kris plus pour le sport que par envie
    Intrigué par une lumière fugace, je me suis arrêté.
    Un vieux temple de Théthys se tenait là, sous les arbres.
    M'approchant, je découvrais, face à lui, un petit chemin, à peine éclairé.
    Par curiosité, je m'y engageais...
    S'étendait alors sous mes yeux, un lac caché et pourtant rayonnant de lumière
    Notre vent, si entêtant, n'y entrait pas, un calme olympien y régnait.
    La douceur de ces eaux, la quiétude de ce lieu, tout invitait au repos.
    L'eau elle-même semblait me courtiser, me chercher, comme une amie avec qui l'on devise.
    Il faisait chaud, je déposais ma hache et pénétrait lentement cette source parfaite
    Elle m'entourait alors de sa tendresse, elle jouait avec moi.
    Je reculais, prétextant de me rafraîchir tout d'abord les épaules, le visage
    Je la sentais sur mon torse, sur mon cou, sur mes lèvres, parfumée, envoûtante.
    Comme des vagues, elle revenait et se retirait, sans me forcer, clapotant sur mes cuisses.
    C'est alors que je plongeais en Elle, m'abandonnant sans retenue à l'envie
    Véritable abîme, tourbillon de sensations, Elle m'aimait.
    Ses courants m'emportaient, ses bulles m'enivraient,
    L'eau, telle un millier de mains, me caressait, m'embrassait, m'encerclait
    Alors que je la traversais au rythme de son flux et reflux
    Sans pouvoir la tenir, sans pouvoir la quitter, profitant de tout, ne possédant rien
    Pendant un temps qui me paraissait infini, j'étais un avec Elle. Plus rien n'existait.
    Je me rappelle être de retour au palais, qu'Ariane me questionnait sur ma joie inhabituelle...
    Mais comme mon sonvenir de tout cela, je suis resté flou.
    Comment suis-je rentré ? Combien de temps cette baignade a-t'elle durée ?
    Je n'ai jamais retrouvé ce temple, jamais plus n'y ai-je aimé Lakna, Naïade insaisissable.





    Ode à la Rose

    24/03/2010 09:31

    Ode à la Rose


    Magnifique Rose, Porte Entre Deux Mondes
    Beauté sans Egale, Douleur Sans Oubli
    Ouverture des Possibles, Présent sans Intérêt
    Entre Passion et Sang
    Symbole à l'Orée de la Porte
    Lien entre deux Mondes
    Labyrinthe Vide, Colline Splendide
    Ma Dryade, Mon Amour.





    Mon Labyrinthe Intime

    16/03/2010 17:12

    Mon Labyrinthe Intime


    La parade nuptiale est terminée
    Elle reste endormie sur un autel de pierre, sinistre couche de mariage d'un labyrinthe aveugle
    Aussi pure qu'à sa naissance, elle dort profondément, son voile jamais ne se lève ou s'abaisse
    Elle est parfaite.
    Lors de notre rencontre, Ivre de haine, Fou d'enfermement,
    Je la voyais au travers du voile rouge sang des torches fluctuantes, de mes yeux de taureau maudits
    Elle n'a pas crié, elle ne s'est pas enfuie, elle ne s'est pas offerte
    Elle restait là à me regarder dans toute ma bestialité.
    Intrigué, je l'observais tout en m'approchant
    Son odeur, d'abord masqué par la graisse des torches, me rappela les fleurs de printemps
    Sa peau, légèrement bronzée, me rappela le soleil d'été
    Ses cheveux roux, les couleurs d'automne.
    Seul mon coeur restait froid.
    J'ai voulu aimer.
    Mais ma dryade reste enfouie dans mon âme et ne me laisse aucune place pour avancer.
    Ma prison me sépare des splendeurs de mon Ile.
    Enchaîné dans mon rôle, le reste est facile.
    Je la prends dans mes bras, notre étreinte est brutale, cassante,
    Le bruit de craquement me déplait et se répète quand je la jette sur l'autel,
    Et ma hache jette un drap écarlate sur son ultime couche.
    Rouge foncé et Pierre, plus de couleur joyeuse,
    Aucune odeur plaisante, juste l'âcre du sang et de l'huile.
    Je regarde devant moi et attend, frustré de notre séparation,
    Attendant sans raison ni espoir Ta visite, Ton retour.
    Je mangerai plus tard.





    Dernière Chasse

    09/03/2010 20:57

    Dernière Chasse


    Avant d'être enfermé dans ce labyrinthe-tombeau,
    J'avais - avec ma demi-soeur Ariane - appris à chasser.
    Nous partions souvent ensemble à l'assaut des dryades et des naïades
    Pour déguster les délices de leur compagnie, la folie douce qu'elles nous apportaient
    L'espace d'un instant, trois enfants de Zeus, si différents, ne faisant qu'un.
    J'avais pris de l'assurance, et mes chasses - à l'insu d'Ariane - étaient parfois solitaires.
    Il m'arriva, un soir, sur une intuition de partir à la chasse de l'insaisissable Poène
    Cette dryade, splendeur des forêts de Crète, ne s'était livrée à nos jeux que peu de fois
    Toutes délicieuses et sans fin, et dans ses bras, j'oubliais ma condition de bête.
    La sachant revenue d'un de ces longs périples dans la forêt septentrionale de l'île,
    Je m'embusquai dans la forêt pour l'attendre. Un jour passa, puis deux.
    Le troisième, enfin, j'entendis sa Voix qui se distinguait enfin du bruissement du chêne.
    Sortant de ma cachette, mon museau fumant, elle m'aperçut, me sourit... et s'enfuit.
    Lancé au galop, je la poursuivis jusqu'à un village en bas d'une colline.
    Entrant sur la place du marché, cernée de 4 chênes vert, elle se retourna.
    Ses yeux dans les miens, à bout de souffle, je sus que ma course était vaine, elle m'attendait.
    Le marché, à cette heure, était désert ou presque, mais n'y tenant plus, je me jetais sur elle.
    Elle m'entraîna alors dans son arbre.
    Etourdi, les feuilles qui ne tardèrent pas à nous entourer, nous donnait une intimité limitée
    Mais propice à nos ébats.
    Ecartant à peine ses feuilles intimes, je la prenais sauvagement dans l'exiguïté de l'arbre,
    nos soupirs et haleines déposant leur rosée sur les feuilles bienveillantes.
    Sa peau avait le goût de la sève et son odeur, celle d'un poison doux et sucré.
    Ma gueule, devenue entre ses seins, bouche, redoublait de baisers.
    Alors que son calice m'entourait, et me transmettait son désir...
    Je me fondais lentement en elle, jusqu'à note rencontre céleste.
    Plusieurs heures semblèrent glisser sur notre étreinte, mais sa fin arriva néanmoins trop tôt
    Après de tendres caresses et des promesses de miel, l'arbre s'ouvrit et ma dryade se sépara de moi.

    La saison passa et, avec elle, ma liberté.
    Mais du fond du labyrinthe, son odeur est gravée dans mon corps.
    Le poison entré dans mon mufle ne me tue que trop lentement...






    FEU

    09/03/2010 11:00

    FEU


    Une sorcière, un bûcher...
    Passé l'immolation que reste-il ?
    Des cendres, des souvenirs...
    Une envie inachevée, un goût d'amertume
    Amertume des cendres...
    Amertume du feu qui nous a consumé
    Qui reste brûlant en moi
    Avivé par Ses hurlements de peur, de douleur
    Par les cris d'exaltation, de haine du petit peuple
    Souvenirs, attachée, ligotée, humiliée, Elle me regarde
    Moi, son bourreau, son amant
    Elle ne juge rien, n'a rien à pardonner mais Elle accompagne mon geste
    L'anticipe, le désire, lui donne corps
    Elle brûlera volontaire, ses yeux déjà ailleurs, son esprit auprès de Thésée
    Son Corps voluptueux offert au bûcher, Elle m'invite à allumer le brasier,
    Elle renaîtra, tel le phénix, comme Elle l'a toujours fait.
    A moi, les cendres, une nouvelle fois.
    Et pourtant, j'attise, le feu repart, il rougeoie
    Son Corps noirci, rougit de nouveau, s'enflamme
    Le phénix parti si loin, viendrait-il se réchauffer à cet brasier
    Quand les brises d'Athènes qui l'ont enlevé loin de moi auront cessé de souffler.
    Cesseront-elles ?
    Mon âme se consume doucement, le feu est en moi, il m'envahit
    Mon souffle est court, les murs se referment de nouveau
    Qu'ai-je fait ?





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